Le 5 mai 2010, la Commission Européenne a annoncé que les poursuites en justice de l’Italie sur des accusations liées aux jeux en ligne, avaient pris fin. « L’armistice » est dû à un accord en vertu duquel la législation italienne en matière de jeux sera modifiée. La nouvelle loi mettra un terme aux monopoles locaux des jeux sur Internet et permettra aux autres opérateurs de l’UE de prêter des services en Italie.
L’approche antérieure que le pays a eu sur les jeux était extrêmement restrictive. Le Comité Olympique Italien et la Commission Nationale des Eleveurs de chevaux avaient les droits exclusifs sur tous les paris sportifs, y compris les paris en ligne. En fait, l’Italie a bloqué les sites de paris basés à l’extérieur du pays pour empêcher les joueurs italiens d’y accéder. La Commission Européenne a constaté que ces pratiques étaient contraires aux normes européennes sur la libre prestation des services et a décidé d’agir en justice.
Les normes communautaires ne sont pas rigides. L’Union Européenne permet aux Etats membres d’établir des restrictions sur de divers services pour des raisons d’intérêt public. Les restrictions doivent être proportionnées et non-discriminatoires. Toutefois, les lois italiennes des jeux n’ont pas répondu à ces critères.
La pression exercée par la CE a d’abord mené l’Italie à assouplir sa position sur le poker en ligne. En 2008, le pays est devenu plus réceptif aux opérateurs étrangers, mais il est resté réticent à démanteler ses monopoles sur les paris sportifs. A la suite du récent accord conclu entre le législateur italien et la Commission européenne, l’Italie a accepté d’ouvrir son marché des paris sportifs en ligne. Les citoyens italiens pourront bientôt profiter d’un plus large choix en ce qui concerne les jeux et les paris en ligne.
Les différends entre la CE et l’Italie ont commencé en 2003, suite à plusieurs plaintes. L’action en justice a été initiée en 2006, qui a marqué le début de plusieurs années de dialogue constructif. Les parties ont abouti à un accord formel à la fin de 2009, mais ce n’est qu’en mai 2010 que la CE a renoncé aux poursuites contre l’Italie. La Commission a fait savoir que les changements législatifs à l’Italie étaient bienvenus.