Patrick Partouche, le président du groupe de casinos de même nom a réagi net aux considérations politiques de toutes sortes autour du projet de loi discuté dans l’Assemblée.
« Nous n’avons, nous, casinotiers, de leçon à recevoir de personne », a été la remarque tranchante de M. Partouche au le poste de radio BFM. Le patron s’est montré outré par l’inéquité dont les établissements de jeux sont traités sous l’aspect de la fiscalité. « Depuis 10 ans, nous payons 60% de taxes alors que nous avons 6.000 employés sur 55 villes en France. Et en face de ça, je me bats avec des opérateurs offshore qui sont maintenant reçus à bras ouverts ».
Quant au très disputé problème du jeu compulsif, Patrik Partouche défie les critiques à trouver des failles dans le système anti-addiction de son entreprise. Le dirigeant du groupe a fait valoir qu’ils avaient été les premiers à mettre en place un système d’assistance permanente des joueurs en difficulté.
Le contrôle de l’identité des joueurs – et implicitement le repérage des mineurs qui voudraient jouer au casino – est, selon Patrick Partouche, un autre point fort de la société. Grâce à ce système, « j’ai la certitude que le téléphone portable et le compte bancaire appartiennent à la personne qui veut jouer », a déclaré celui-ci. « A partir de là, en fonction des mises que vous avez, nous exigeons vos papiers d’identité pour avoir une validation complète ».
Jean-François Copé, le patron des députés UMP, avait soulevé le problème de « l’addiction au jeu » un jour avant que le projet de loi ait été examiné dans l’Assemblée Nationale.
Comme la libéralisation du marché en ligne est un projet en cours de réalisation, Patrick Partouche n’a pu que s’exprimer en faveur d’une ouverture équitable pour tout le monde. Dans ce but, il propose une « segmentation de l’offre »: « Les paris au PMU, les jeux de loterie et de grattage à la Française des Jeux, le poker, pour tout le monde, puisque tout le monde veut du poker, mais que les casinos en dur aient la possibilité de faire de la machine à sous et de la table sur Internet (en exclusivité ndlr). M. Partouche souhaite surtout que tous les opérateurs soient sur pied d’égalité et que tous respectent la même règle.